L'âge de la maturité approche. Et avec elle, l'envie de
s'installer dans un foyer plus confortable.
Les pensées de renzo déménagent à l'aube de leur 100ème post.
Voici ma nouvelle adresse :
L'âge de la maturité approche. Et avec elle, l'envie de
s'installer dans un foyer plus confortable.
Les pensées de renzo déménagent à l'aube de leur 100ème post.
Voici ma nouvelle adresse :
Les plus cinéphiles ou les plus
obsédés se souviendront sans doute avoir entendu cette expression
dans Basic Instinct.
Il y a semble t-il des êtres dont la vocation consiste à nous faire
prendre l'un pour l'autre.
Des personnes sincères qui ont pensé à vous pour un super boulot
par exemple.
Le cul de sac, le boulot qui n'a rien à voir avec votre expérience
et situé dans une zone ravitaillée par les corbeaux.
Derrière cette sollicitude, il ya bien sûr l'envie de vous faire
partir. Le bon vieux baiser de Judas repeint aux couleurs de
l'amitié désintéressée des frères en religion.
Dans ce méchoui où les bons sentiments servent de cotellettes,
devant ce spectacle grotesque, il n'y a plus que deux choses à
faire: rire ou pleurer.
J'ai choisi d'en rire, histoire d'emmerder les cireurs
patentés.
Cette vache là est moins célèbre
que la Vache qui rit. Quoique!
Elle est populaire dans son entreprise et fait la fierté de ses
propriétaires qui sont des fermières aguerries à l'élevage de bêtes
utiles et obéissantes.
Car la Vache qui lèche a comme son nom l'indique un talent éprouvé
dans la flatterie, les livraisons en tous genres et une capacité
sans bornes à ruminer sa joie de vivre la vie d'une vache qui
lèche.
Au contraire de la Vache qui rit,
la Vache qui lèche n'a plus aucun mystère.
Autrefois, lorsqu'elle paissait dans des pâturages lointains, cette
distance lui donnait un crédit qui ressemblait à du respect.
Aujourd'hui, elle est transparente et ouverte comme le fond d'une
bouteille d'ivrogne lapée jusqu'à la derniere goutte. On lit dans
la vache qui lèche comme dans un livre ouvert dont l'histoire fait
rire jaune.
Néanmoins, il faut lui reconnaître un talent. Ses meuh meuh incessants et masticatoires lui permettent de voyager. Mais ça c'est une autre histoire écrite dans un autre lieu.
Tu veux te faire directive.
Cette façon de faire convient pour les chatons inexpérimentés. La
chaton a besoin d'une attention de tous les instants et d'un
dressage qui lui apprend où faire ses besoins.
Tu veux te faire persuasive.
Mes miaulements t'indiffèrent, tu me laisses peu de champ libre
parce que tu me crois encore fragile pour affronter le monde
extérieur. Tu m'expliques les choses sans arrêt et tu t'assures que
j'ai bien compris.
Tu veux te faire
participative.
Mon poil a pris du volume. Tu partages les décisions avec moi et tu
me laisses de plus en plus souvent taquiner seul les souris de la
maison.
L'ambiance de nos échanges est conviviale. Tu me permets dans
certaines limites de montrer mes griffes.
Tu veux te faire délégative.
Je suis un matou. Félin aristocratique posé sur la hauteur
souveraine d'un buffet en ébène. Je suis autonome. Je prends mes
décisions tout seul et je t'en informe ensuite. Tu fixes des
missions générales, j'imagine les propositions pour les
réaliser.
Nous nous voyons de loin en loin. Une vraie vie de chat.
Et toi manageuse, et toi mangeuse d'hommes...Saurez-vous découvrir quel genre de chat je suis?
Je vais la voir quand ça va
pas et quand ça va. Pour tout ou pour rien.
Pour un premier oui et pour plusieurs nons.
Faut dire que ma petite pharmacienne a d'agréables petits yeux
noisettes.
Faut dire que ma petite pharmacienne à un appareil dentaire qui lui
donne un sourire mutin et pédagogique.
Je vois pas où est le souci. Je maraude dans les rayons. Anti
douleurs, anti fièvre, sirops sucrés ou lights, préparations
crémeuses.
Tous les clients entrent, font la queue, payent et s'en vont. Les
idiots.
Quand on entre dans l'officine de ma petite pharmacienne, il faut
rester et faire durer le plaisir. Ecarquillement des yeux, clins
d'oeils, elle fait sa biche.
Entre la recherche d'un diurétique, d'un anxiolitique et parfois
d'un vulgaire suppositoire, je lui donne le confort d'une romance
sans paroles, nous friquotons en milieu médicamenteux.